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Maison de village
12 Pièces
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355 m²
Avignon
850 000 €
À 20 min d'Avignon TGV, un discret ermitage villageois du 13e s. et son pailler rénovés, avec six chambres, cour, jardin et piscine. Formant aujourd'hui un clos de près de 500 m², la propriété est accessible par une des ruelles les plus calmes du centre-bourg et possède son propre garage. Elle se compose d'une d'habitation principale et, en équerre, d'un ancien pailler, qui ouvre de façon autonome sur la cour d'entrée ; il a été en partie transformé récemment en un vaste appartement indépendant de deux chambres. L'ensemble bâti occupe une superficie de presque 360 m². Une cour au sud et un jardin au nord ferment ce clos qu'aucun vis-à-vis ne vient troubler. La cour d'entrée, plantée d'un grand arbre et ornée d'une calade ouvragée en galets du Gardon, assure une parfaite isolation entre la rue et la partie habitée. Elle est dominée par une terrasse en coursive, ajout tardif et heureux, protégée par un parapet en ferronnerie à l'ouvrage sobre. Au septentrion, la maison s'ouvre aussi en équerre sur un jardin avec un discret bassin de nage dans le gradin supérieur d'un petit théâtre de verdure qui sépare la partie arborée de la terrasse dallée. La demeure a probablement été édifiée au tournant des 13 € et 14 € s. à la place des anciennes dépendances de la commanderie de Montfrin, fondée par l'ordre du Temple. Les Templiers s'y établirent à partir de 1169 et jusqu'à la dissolution de leur ordre en 1312. La commanderie et ses annexes furent alors transférées à l'ordre de l'Hôpital. Dans ces vestiges rescapés des divers aléas historiques, dont de possibles incursions sarrasines, une habitation villageoise fut aménagée à la fin du 18 € s. en prenant appui sur les salles médiévales du rez-de-chaussée et sur la cave voûtée en tunnel. La propriété a conservé les proportions des ouvrages templiers de même que nombre d'éléments architecturaux remarquables : fragments de fenêtres à meneaux, voûtes des salles basses, agrafes médiévales de linteaux. Par souci de confort et d'isolation, des menuiseries contemporaines en ferronnerie finement martelée ont remplacé les anciennes, ici et là, avec bonheur. Les contrevents traditionnels en bois sont peints en rouge selon un usage assez répandu en Languedoc.