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Moulin
3 Pièces
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109 m²
Decize
957 000 €
Dans la campagne nivernaise, un singulier moulin du 18e s., sa maison entièrement restaurée, ses dépendances, son parc de près de 55 ha et son étang piscicole de 16 ha. La propriété s'étend sur environ 55 ha, de part et d'autre d'un vaste étang de 16 ha environ, alimenté par la Cressonne. Ce miroir d'eau forme le carrefour naturel de l'ensemble, autour duquel s'articulent les différents bâtiments. Un chemin serpente à travers le parc pour mener jusqu'à une maison entièrement restaurée, élevée de deux niveaux sur cave. Les façades, enduites à la chaux, sont rythmées par des baies régulières de part et d'autre d'une élégante entrée orientée au sud, accessible par un escalier central en pierre à double volée. Au nord, l'entrée principale, de plain-pied, fait face à l'ancienne soue, vestige rural. La toiture, en tuile plates, coiffe sobrement l'édifice. Un peu en retrait, au nord-ouest, se dresse l'ancienne grange en pierre. En contrebas de la maison, au sud, se trouve le moulin. Ses façades de briquettes rouges se mirent dans l'eau de l'étang qu'il borde. Édifié comme moulin à grains, il fut autrefois l'un des nombreux édifices à eau de la Nièvre, dont l'activité fut peu à peu abandonnée avec l'essor de l'industrialisation. Il se distingue par sa toiture en carène de bateau renversée. Composée de pièces de bois plates et légères, assemblées par un système de clavettes ingénieux, la structure ne nécessitait pas l'usage de grandes machines de levage. Elle est recouverte de petites tuiles plates en terre cuite, typiques de la région. Ce type de charpente, connu sous le nom de « charpente à la Philibert Delorme », du nom de l'architecte qui popularisa cette technique au 16e s., s'inspire directement de la forme des coques de navire, pour utiliser l'ensemble du volume des combles pour le stockage des denrées. La roue à aubes, aujourd'hui disparue, laisse toutefois visible le canal de fuite et la trace encore visible du passage de l'eau.