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Maison traditionnelle
7 Pièces
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386 m²
Joigny
585 000 €
En Bourgogne, dans le centre historique de Joigny, l'ancien palais de Justice et sa chapelle classée MH. Au coeur du quartier Saint-André, l'ancien palais de Justice occupe une position emblématique, place de la République, vaste esplanade pavée dominée par l'église qui a donné son nom au quartier, historiquement peuplé d'artisans et de vignerons, berceau du Joigny médiéval. L'ensemble, composé de trois entités distinctes, s'organise autour d'une cour intérieure à l'abri des regards. L'édifice a été érigé au début du 19 € s. et son architecture reflète la solennité des institutions publiques de l'époque. La façade principale, en pierre calcaire taillée, surplombe un large escalier qui mène à une imposante porte à double battant. Appuyée de part et d'autre sur des chapiteaux moulurés, la corniche supporte une baie cintrée, dans laquelle s'inscrit un vitrage en éventail. Le fronton triangulaire qui coiffe l'avant-corps central est orné d'un haut-relief allégorique évoquant une figure féminine, sans doute Thémis, incarnation de la Justice durant l'Antiquité grecque. De part et d'autre du bâtiment, les façades sont ponctuées de hautes baies verticales à encadrements de brique, surmontées d'impostes cintrées en demi-lune, dont la forme rappelle celle de la baie centrale sous le fronton. La chapelle des Ferrand, mitoyenne de l'extrémité nord du palais de Justice, constitue un témoin précieux du patrimoine religieux de Joigny. Édifiée vers 1530, elle a fait office de chapelle funéraire familiale avant d'être intégrée au palais de Justice au 19 € s. Derrière une grille en fer forgé, se dévoile son corps octogonal sculpté de pilastres et de niches ornementées, dont la partie supérieure est habillée d'une frise d'art macabre en bas-reliefs, mettant en scène les thèmes du jugement dernier et de la résurrection. Jadis coiffée d'un dôme galbé à double courbure en ardoises, la chapelle est aujourd'hui surmontée d'une toiture conique plus sobre, témoin de remaniements opérés au fil des siècles. Communiquant avec la partie ouest, anciennement bureaux du greffe et des magistrats, un autre bâtiment, élevé de deux niveaux, à l'allure d'hôtel particulier, est aujourd'hui destiné à l'habitation. La façade, enduite dans des tons pierre, est rythmée par cinq travées de fenêtres cintrées, encadrées de briques rouges apparentes et flanquées de volets à persiennes. Depuis la place, sur le côté gauche du fronton du palais de Justice, une large grille en fer forgé à deux battants, marque l'entrée de la cour d'accueil. Les toitures, percées de lucarnes, sont habillées de tuiles plates traditionnelles de Bourgogne. À l'arrière, la cour est agrémentée de massifs plantés, d'une vigne grimpante et d'un paulownia à larges feuilles.