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Hôtel particulier
5 Pièces
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140 m²
Val de Grace, Paris 5ème
2 520 000 €
Proche du jardin du Luxembourg, dans un petit hôtel de style Directoire sur jardin, un appartement en duplex de 130 m² et son salon au décor inscrit au titre des MH. L'appartement occupe l'aile droite d'un petit hôtel particulier inscrit au titre des monuments historiques, dissimulé depuis la rue par un immeuble moderne conçu par Jean Dubuisson, lauréat du Grand Prix de Rome en 1945. Une gardienne à demeure veille sur les lieux. Un premier sas vitré, protégé par un code suivi d'un interphone, donne accès à un vaste hall sous vidéosurveillance, revêtu de marbre de couleur grège. S'y révèle, à travers de larges parois vitrées, un jardin ombragé aux chemins de gravier blanc, planté d'acacias, de sycomores et agrémenté de petits massifs circulaires associant rhododendrons, lierres, hortensias. À la fin du 19e s., il abritait des ateliers de peintres. Alfons Mucha et Jean Dupas y travaillèrent notamment. Bâti en 1796, l'hôtel Scelles est un remarquable spécimen de l'architecture de la fin du 18e s. Destiné au sculpteur et marbrier François Scelles, l'édifice occupe une partie du domaine du couvent des Carmélites, vendu comme bien national pendant la Révolution. La façade de l'hôtel, strictement ordonnancée, est élevée d'un étage au-dessus du rez-de-chaussée et s'ouvre par cinq baies de part et d'autre d'un corps de logis central. Celui-ci, inscrit entre deux minces pilastres de marbre en très léger avant-corps, est surélevé et orné à l'étage noble de trois frontons triangulaires. Témoin du 17e s., la corniche en balustres de pierre annonce, avec son toit plat, la couverture à la française du 18e s. Le deuxième étage du corps central domine la façade avec ses trois fenêtres à crossettes surmontées d'une agrafe sculptée. Deux consoles de pierre épaulent l'ensemble, surmonté d'un fronton curviligne percé d'un oculus abritant le buste prétendu de François Scelles. Une entrée particulière, à l'angle droit de la façade, dessert deux logis. La porte d'accès dévoile un hall agrémenté d'un vestiaire ainsi qu'un escalier qui mène au premier étage. Rythmé en façade par six hautes fenêtres doublées de volets en bois, exposées au sud-ouest et regardant le jardin, le niveau se compose d'une cuisine, d'une salle à manger de près de 18 m², puis, en enfilade, d'une chambre d'environ 15 m², accompagnée de sa salle de bains et de sa garde-robe. Adjacente à la salle à manger et inscrite à l'inventaire des monuments historiques, une pièce de réception de 38 m² environ, au plafond voûté, est percée à l'ouest d'une large imposte cintrée. La décoration intérieure du grand salon, construit à l'emplacement de l'ancien oratoire de Louise de La Vallière, est très certainement unique en France par la qualité, la diversité et la rareté des marbres qui couvrent ses murs. Ces marbres se déclinent en tons de puce, de rouge du Languedoc et de vert des Pyrénées. Des pilastres en brèche violette surmontés de chapiteaux supportent une corniche moulurée qui encadre une large bordure peinte en grisaille d'inspiration pompéienne, où dansent des femmes vêtues à l'antique, de part et d'autre de bustes d'hommes célèbres représentés en trompe-l'oeil dans des médaillons. Des portes en acajou massif à double battant ferment toutes les issues. Le niveau compte également des toilettes invités. Dans la salle à manger, un escalier en bois conduit à un second niveau mansardé. Deux chambres d'environ 10 et 16 m² à charpente apparente, une salle de bains et des toilettes séparées occupent l'étage. Une place de stationnement souterrain ainsi qu'une cave, toutes deux accessibles par ascenseur, s'ajoutent au bien.