
© VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES - WWW.VINCENT.CALLEBAUT.ORG
En 2010, déclarée année internationale de la biodiversité, l’écologie et le luxe seraient-ils le mariage de la carpe et du lapin ? Au mot « éthique » émergeaient des visions de chevelus du Larzac - des cercles, certes, mais d’ « alters ». La fourrure ne partageait pas avec les branchies son pouvoir de séduction. L’éthique rimait avec anti-chic. Aujourd’hui, alors que l’urbaniste Kelly Meyer plaisante sur le parfum de la construction verte qui n’a pas à sentir le chanvre, et que Philip Jodidio présente les innovations esthétiques de l’architecture verte dans « Green Architecture Now ! » aux éditions Taschen, le développement durable a gagné en noblesse. Le beau et le bien se sont réconciliés. Les marques de luxe, qui inscrivent leurs produits et leur histoire dans la durabilité ou les générations, intègrent la vertu et le petit supplément d’âme du vert ; la fondation d’entreprise Hermès soutient des projets d’études pour mesurer l’impact de la déforestation sur les artisanats locaux, L’Oréal Paris s’engage à la sauvegarde de la biodiversité végétale par la pollinisation et à la survie des abeilles, « sentinelle[s] de l’environnement », en installant au Château de Versailles, au Hameau de la Reine, un rucher avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), et le groupe Pinault-Printemps-Redoute finance, à hauteur de 10 millions d’euros, « Home » de Yann Arthus-Bertrand. Luxe, « what are you made of ? » De force, de réussite et de beauté, selon WWF et son rapport, « Deeper Luxury », de novembre 2007. De profondeur, la définition de la réussite ayant changé. L’élite, « les clients privilégiés[,] exigent que les marques reflètent leurs aspirations à un monde meilleur, en particulier en ce qui concerne les questions environnementales. » Un monde meilleur, un monde qui voit la vie en vert, comme le printemps la chlorophylle de mars.
À l'heure du Grand Paris prônant l'urbanisme respectueux de l'environnement et le développement des transports fluviaux sur les rives de la Seine, de la Marne et du Canal de l'Ourcq, Vincent Callebaut aurait pu, comme Roland Castro présentant le Grand Paris de l'atelier Castro Denissof Casi qui rêve d'égalité urbaine, reprendre les mots de Faulkner dans " Sartoris " : " le suprême degré de la sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit "
© VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES
Alors que les oies sauvages survolent la Suède de Nils Holgersson, l'utopie du maire de Malmö sort de terre une ville durable. S'élève alors dans les airs le totem du développement durable : Turning Torso.
© Siemens press pictures
Tour Taipei 101 : 101, comme les 101 étages de la tour taïwanaise. Les séismes et les typhons qui touchent l'île de Taïwan ont dicté la conception de ce monstre de béton, d'acier et de verre de 508 mètres de haut, aux allures de tige de bambou, bâti pour résister aux contraintes naturelles.
© Siemens press pictures
« European Green City Index, les villes européennes sont-elles écologiques ? ». La nouvelle étude de Siemens, menée par l'Institut Economist Intelligence Unit (EIU), se fondant dans la mesure du possible sur des données émanant de sources officielles (départements de statistiques et gouvernements municipaux) a été présentée le 8 décembre 2009. Et la palme de la ville la plus verte est attribuée à...
© Siemens press pictures
" Green is the new black ". Comme le vert se glisse dans nos armoires devant la petite robe noire et s'étend à l'habitat, le lin, longtemps réservé au textile, se fait meuble, isolant, et... maison !
© CELC MASTERS OF LINEN
Éole et le développement durable poussent l'homme, partagé entre son désir de se déplacer et celui de se sédentariser, vers le vert et l'itinérant. Bobo celui qui répond à l'appel de la Nature ? « Nono » ! Mobiles-homes et camping-cars deviennent pour ces nouveaux-nomades ou « hypernomades » de 2020-2050, riche clientèle du monde polycentrique selon Jacques Attali, des maisons nomades écologiques pouvant les suivre de capitale en capitale.
© ECOP Habitat
Si « Green is the new black », si le vert est à la mode jusque dans l’architecture, il n’est pas qu’une tendance. Dans « Green Architecture Now ! » aux éditions Taschen, Philip Jodidio pointe du doigt le secteur du bâtiment. L’architecture verte, se demande le critique d’architecture, ne serait-elle pas un problème de survie, mais qu’est-ce que l’architecture verte ?
© Alx - Fotolia.com
Or ? Diamant ? Rubis ? Saphir ? Prince Charles, protecteur de la grenouille, aux cuisses convoitées par la gastronomie française, et fervent défenseur de l'architecture et du développement durable, préfèrerait sûrement l'émeraude pour aller avec son château vert : le Kinloch Castle.
© Katherine Duffell - Fotolia.com
Au château de Laeken, le vert trône ! Une fois ? Je dirais même plus : Le Kinloch castle n'est pas le seul château vert, au château de Laeken, un vaste projet de production d'énergie autonome a été lancé.
© Cyrille Lips - Fotolia.com